L’IA au service du commun, pas seulement du capital

Un groupe conçoit ensemble un projet numérique au service de sa communauté

L’IA fait gagner du temps et réduit certains coûts. Chez Horde, nous voulons partager cet avantage avec les associations et les projets communautaires.

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    L’avantage technologique ne devrait pas être réservé aux organisations qui disposent déjà des plus gros budgets.

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    Horde partage une partie des gains de productivité liés à l’IA sous la forme de prix plus accessibles ou de projets plus ambitieux.

  • 03

    L’IA reste un outil : les choix, la compréhension du terrain et la responsabilité du résultat restent humains.

L’avantage technologique profite rarement aux plus petits

Quand on parle d’intelligence artificielle, les mêmes promesses reviennent souvent : produire plus vite, automatiser davantage, diminuer les coûts et augmenter les marges.

Tout cela est vrai, au moins en partie. L’IA peut faire gagner beaucoup de temps. Elle donne déjà un avantage sérieux aux entreprises qui savent l’intégrer à leur travail.

Ce qui nous dérange, c’est que cet avantage profite d’abord à ceux qui en ont le moins besoin. Les organisations qui disposent déjà des budgets, des équipes et de l’expertise nécessaires peuvent avancer encore plus vite. Pendant ce temps, de nombreux projets associatifs ou communautaires restent bloqués par un manque de moyens.

Chez Horde, on aimerait prendre le problème dans l’autre sens.

Si la technologie permet de réaliser certaines choses plus rapidement et à moindre coût, pourquoi réserver ce gain aux projets les plus rentables ? Pourquoi ne pourrait-il pas aussi servir une association, un collectif de quartier, une initiative culturelle ou un projet citoyen ?

Tous les projets utiles ne sont pas rentables

On a pris l’habitude d’évaluer un projet à partir de ce qu’il peut rapporter. C’est logique dans beaucoup de situations. Une entreprise doit trouver des clients, payer ses équipes et construire un modèle viable.

Mais cette manière de mesurer la valeur ne fonctionne pas partout.

Une association qui crée du lien dans un quartier produit de la valeur. Un collectif qui transmet une histoire locale aussi. C’est également le cas d’un projet qui facilite l’accès à des droits ou qui donne une voix à des personnes peu représentées.

Ces initiatives ne cherchent pas toujours à vendre quelque chose. Elles ont pourtant besoin d’un site, d’une identité, d’outils de communication ou d’une plateforme qui fonctionne correctement.

C’est souvent là que les difficultés commencent.

Les ambitions sont bien présentes, mais les budgets ne suivent pas. Une petite équipe doit alors choisir entre un site très limité, une solution bricolée ou le report du projet. Pas parce que l’idée manque de pertinence, simplement parce que sa valeur ne se transforme pas facilement en revenus.

Un projet peut avoir du sens sans avoir de marché. Cela ne devrait pas automatiquement le priver d’un accès à de bons outils numériques.

Comment l’IA peut-elle aider une association ?

L’IA pour les associations est souvent présentée comme un moyen d’écrire plus de publications ou de répondre plus rapidement aux courriels. Ce sont des usages possibles, mais ils ne racontent qu’une petite partie de l’histoire.

Dans notre métier, l’IA peut nous aider à explorer une idée, structurer des contenus ou accélérer certaines parties du développement. Elle permet aussi de tester plusieurs pistes sans consacrer des journées entières à chacune d’entre elles.

Ce temps gagné peut faire une vraie différence.

La création d’un site web pour une association ne doit plus forcément s’arrêter à quelques pages génériques. Avec un budget limité, il devient possible d’aller plus loin : concevoir un outil interactif, mieux organiser des ressources, rendre des contenus accessibles ou construire une première version fonctionnelle d’une plateforme. Le résultat peut être utilisé, présenté à des partenaires et confronté au terrain.

Bien sûr, l’IA ne réalise pas seule un bon projet. Elle ne rencontre pas les personnes concernées. Elle ne comprend pas spontanément l’histoire d’un collectif ou les réalités d’un terrain. Elle ne sait pas non plus décider ce qui mérite d’être construit.

Ce travail reste le nôtre, avec les personnes qui portent le projet.

Chez Horde, le temps gagné ne devient pas une marge cachée

Il faut être honnête sur un point. Une agence peut utiliser l’IA pour travailler beaucoup plus vite, facturer exactement le même prix qu’avant et conserver la différence.

Ce n’est pas forcément trompeur. Le prix d’un projet ne correspond jamais uniquement au nombre d’heures passées devant un écran. Il rémunère aussi l’expérience, les choix et la responsabilité du résultat.

Mais chez Horde, nous ne voulons pas que tout le gain de productivité se transforme automatiquement en marge supplémentaire.

Si une étape qui demandait plusieurs jours peut désormais être réalisée plus rapidement, nous voulons que le projet en bénéficie lui aussi. Cela peut prendre la forme d’un prix plus accessible. Cela peut aussi nous permettre d’intégrer une fonctionnalité qui aurait dû être abandonnée ou de consacrer davantage de temps à ce que l’IA ne peut pas faire correctement.

L’idée est assez simple : nous ne voulons pas facturer au même prix un projet réalisé en une fraction du temps en gardant tout le bénéfice pour nous.

Nous préférons partager cet avantage.

Faire plus avec un petit budget, sans faire semblant

« Faire plus avec moins » est une formule dont il faut se méfier. Elle sert parfois à demander des résultats irréalistes à des équipes qui manquent déjà de temps et de moyens.

Ce n’est pas ce que nous promettons.

Un projet conséquent demande toujours du travail. Il faut écouter, comprendre le besoin et faire des choix. Il faut développer, tester et corriger. L’intelligence artificielle n’efface aucune de ces responsabilités.

Elle nous permet toutefois de déplacer un peu la limite.

Un budget qui aurait autrefois permis de produire une maquette peut aujourd’hui mener à une première version utilisable. Un projet qui devait se contenter d’un site très simple peut intégrer une expérience plus riche. Une association peut tester son idée avant de consacrer du temps à la recherche de financements supplémentaires.

Ce ne sont pas des économies abstraites. C’est parfois la différence entre une idée qui reste dans un dossier et un projet qui commence réellement à vivre. Nos projets numériques sur mesure montrent ce que cette attention portée à l’usage peut produire.

Utiliser l’IA ne signifie pas en mettre partout

Nous ne pensons pas que chaque projet ait besoin d’intelligence artificielle.

Parfois, une solution simple est la meilleure. Il arrive aussi que l’usage de l’IA pose trop de risques pour les données ou ne corresponde pas aux valeurs de la structure. Dans ces cas-là, il faut savoir s’en passer.

Mettre la technologie au service d’un projet commence par écouter ce dont ce projet a besoin. Pas par lui imposer le dernier outil à la mode.

Cette prudence est encore plus importante lorsqu’on travaille avec des associations ou des communautés. Les données peuvent être sensibles. Les personnes concernées doivent comprendre les outils utilisés et garder la maîtrise du projet.

Le but n’est pas de remplacer le travail humain. Il est de supprimer certaines lourdeurs pour laisser plus de place à ce travail.

Donner l’avantage technologique à d’autres projets

L’IA est déjà là. Elle modifie la façon dont les entreprises conçoivent des services, communiquent et développent leurs outils.

La question qui nous intéresse est de savoir qui pourra réellement en bénéficier.

Si les gains restent concentrés dans les organisations qui possèdent déjà le plus de moyens, la technologie renforcera surtout les écarts existants. Mais si une partie de ces gains permet de réduire le coût d’accès à la création numérique, d’autres projets pourront en profiter.

C’est à cette échelle que Horde veut agir.

Nous ne prétendons pas résoudre les inégalités d’accès à la technologie. Nous pouvons néanmoins choisir notre manière de travailler, nos projets et la façon dont nous répartissons le temps gagné.

Nous pouvons décider qu’un gain de productivité ne doit pas toujours devenir une marge supplémentaire. Qu’il peut aussi devenir un budget plus accessible ou une ambition enfin réalisable.

Parce qu’un projet n’a pas besoin d’être pensé pour le profit pour mériter d’être bien conçu.

Vous portez un projet associatif, culturel ou communautaire ? Parlez-nous de votre idée et de vos moyens réels. Nous verrons honnêtement ce qu’il est possible de construire ensemble.

Pour aller plus loin

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À propos de l’auteur:

Développeur web passionné par la performance et l'expérience utilisateur. 9 ans d'expérience dans la création d'interfaces ultra-rapides.

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